La Ligue des Champions – Autel des monstres mentaux

La Ligue des Champions sacre chaque année la meilleure équipe sur le continent européen, mais toutes n’ont pas été sacrées avec aisance. Avant de se délecter de cet hymne mythique et des huitièmes de finale en approche, retour sur cinq matches d’équipes iconiques qui ont frisé le point de non-retour avant de goûter à la gloire et la postérité du vainqueur.

AC Milan 1989-1990 : la brume du doute avant le soleil victorieux

Avant le Real Madrid de Zinédine Zidane (que nous aborderons un peu plus tard), la dernière équipe à avoir remporté au moins deux C1 d’affilée était l’AC Milan du technicien italien Arrigo Sacchi. Coach de légende qui a fait du club lombard une terreur européenne, son équipe aurait pu ne jamais connaître l’allégresse d’un back to back européen. La confrontation face à l’Étoile rouge de Belgrade entre dans la légende du club Rossonero.

Le match aller se déroule à San Siro, mais ce sont bien les visiteurs qui prennent les initiatives dans le match. Le club yougoslave exerce une grosse pression et joue sans complexes. Il tient en échec le club milanais lors de la première période, et s’offre même le luxe d’ouvrir le score dès le retour des vestiaires. À la 47e minute, L’Étoile rouge ouvre le score par l’intermédiaire de son milieu offensif de légende Dragan Stojković. Le club lombard répondra dans la minute qui suit via son attaquant Pietro Paolo Virdis. Le score ne bougera plus mais l’impression que le club italien est clairement au bord du précipice est palpable au coup de sifflet final. Le match retour se jouera à l’extérieur, et sans une pièce maîtresse du système Sacchiste : Carlo Ancelotti, suspendu pour le match retour. Le stade Rajko Mitić (surnommé Marakana) est donc le théâtre de la deuxième confrontation. Après l’excellente opération du match aller et avoir dominé le grand Milan dans son enceinte, les supporters yougoslaves s’attendaient à vivre un moment d’histoire.

Le brouillard de Belgrade, le facteur x de la double confrontation entre l’Étoile rouge de Belgrade et l’AC Milan

Dans une ambiance que seule la coupe d’Europe nous propose, les locaux imposent d’entrée de jeu une pression énorme aux Rossoneri. Une pression tout aussi intense que lors du premier acte qui s’est déroulé en Italie. Dragan Stojković ouvre le score et le stade est en fusion. Avec une emprise aussi conséquente sur le jeu, l’ouverture du score, plus le précieux but inscrit par le même homme à l’extérieur au match précédent, rien ne peut échapper aux yougoslaves. Pietro Paolo Virdis, buteur au match aller pour les lombards est même expulsé, signe qu’absolument tout allait dans le sens d’une qualification certaine (et méritée au vu de l’ensemble des deux matchs) de l’ Étoile rouge de Belgrade. Tout semblait clair quant à l’identité du vainqueur tant le Milan semblait sans solution et ne cessait de subir. Jusqu’à ce que la brume de Belgrade joue un vilain tour aux locaux. En effet, à cause des conditions météorologiques, le match est rejoué le lendemain. Tout est à refaire pour le club belgradois. Mais le jeu énergivore déployé la veille et qui leur sied à merveille les désavantage et ils ne peuvent reproduire les efforts de la veille. L’AC Milan en profite et notamment son goleador Marco Van Basten qui ouvre le score et pense donner de l’air à son équipe pour la première fois en trois matches contre Belgrade. C’était sans compter sur la forme éblouissante de Dragan Stojković qui réduit la marque juste avant la pause. Le match tourne ensuite à une succession de séquences d’attaque-défense jusqu’au bout du temps additionnel, puis jusqu’au bout des prolongations. Et dans cet exercice, les milanais l’emportent de manière nette. Le club belgradois pourra regretter cette météo capricieuse qui l’a privé d’un réel exploit sur le moment, qui sera largement compensé trois ans plus tard en s’imposant en finale de C1 face à l’Olympique de Marseille… aux tirs aux buts.

Pour l’AC Milan, ce match est sans aucun doute le point de départ d’une équipe immense dans la compétition reine. Au bord du précipice, à bout de souffle et avec un brin de réussite/chance, cette équipe a puisé dans ses ressources et a subi avant de faire subir au reste de l’Europe son outrancière supériorité, jusqu’aux victoires et sa lumière enivrante pour les deux éditions 1988-1989 et 1989-1990. Une équipe de diable capable de revenir du bout de l’enfer pour s’imposer, dans l’expression la plus pure de ce qu’est l’AC Milan.

Manchester United 1999 : une équipe qui faiblit mais ne rompt pas

Lorsque l’on évoque l’histoire des Red Devils en C1, nous pensons tous à cette finale au Camp Nou du 26 mai 1999. Manchester United et le Bayern Munich se retrouvent en finale après avoir déjà croisé le fer à deux reprises en phase de poules lors de la même édition, qui se sont soldés par deux matches nuls (1-1 en Allemagne, 2-2 en Angleterre). La finale a vu s’imposer Manchester 2-1 grâce aux buts des entrants Teddy Sherringham et Ole Gunnar Solskjær. Le scénario est déjà improbable avec une victoire finale dans le Fergie Time, pourtant Manchester a fait plus improbable encore au stade précédent de la compétition.

Nous nous retrouvons donc en demi-finale de la C1 1998-1999. Elle oppose deux mastodontes que sont Manchester United, futur finaliste vainqueur de cette ligue des champions et le finaliste malheureux de l’édition précédente de C1, la Juventus Turin. À noter que cette affiche était vite devenu un classique du football européen et que Manchester United deviendra par la suite la première équipe anglaise à atteindre la finale pour la première fois depuis quatorze ans. Le match aller se déroule à Old Trafford et voit la Juventus ouvrir le score par l’intermédiaire d’Antonio Conte. Un but vital et précieux qui récompense une première mi-temps accomplie du club italien. La seconde période est synonyme de plus de réussite pour les hommes d’Alex Ferguson. Plus efficaces dans leur pressing contre le club italien, les Mancuniens égalisent grâce à Ryan Giggs, dans le temps additionnel, qui permet à son club de maintenir encore en vie pour le match retour.

Roy Keane, auteur de la réduction de l’écart de la tête à Delle Alpi lors de la demi-finale Juventus 2-3 Manchester

Le match retour se déroule à Delle Alpi et l’équipe hôte est en ballottage favorable après son bon nul du match aller à l’extérieur. Dans la lignée de sa première période en Angleterre, la Vecchia Signora ouvre le score à la sixième minute par l’intermédiaire de Filippo Inzaghi. Ce dernier double la mise à la onzième minute et la Juventus mène de trois buts à un sur l’ensemble des deux matches. Malgré ce ballottage plus que favorable, alors que Manchester a besoin de deux buts pour se qualifier et connaissant la qualité défensive de la Juventus, les italiens s’écroulent subitement. Roy Keane réduit l’écart d’une tête rageuse à la 24e minute. Dwight Yorke l’imite dix minutes plus tard et la stupeur dans le stade italien est palpable. Pour le moment les Red Devils sont miraculeusement qualifiés. S’en suit une succession d’attaques-défenses, United use de longs ballons pour repousser inlassablement les vagues Bianconeri. Sur un contre, Dwight Yorke se présente face au gardien adverse et le crochète. Angelo Peruzzi le fauche (ce qui aurait pu valoir un penalty) mais Andy Cole a suivi l’action et conclu du droit dans un angle presque fermé. Nous sommes alors à la 83e minute de ce match de légende et United assure sa qualification à l’extérieur, avec caractère et patience.

Après un tel scénario sur l’ensemble des deux parties, la force de caractère montrée en finale et le scénario relèvent un peu moins de l’irréel, mais plus d’une évidence : celle de tout tenter jusqu’au coup de sifflet final. Une équipe qui souffre, une équipe qui faiblit mais une équipe qui ne rompt pas et qui ne se satisfait que de l’ivresse de la victoire.

Chelsea 2012 : la tête dure

Aux premiers abords, l’équipe de Chelsea est sans doute l’équipe moins sexy sur le papier par rapport aux équipes précédemment citées. Pourtant, en terme de force mentale, ce Chelsea là a son mot à dire. Une équipe de papas (Drogba, Lampard, Terry, Ivanović pour ne citer qu’eux) qui renoue ce soir là avec son ADN : une équipe qui gagne, qui ne renonce pas et s’arrache jusque dans les arrêts de jeu. La double-confrontation dans ce huitième de finale de C1 oppose le club de Londres au SSC Napoli. Le match aller se déroule au San Paolo dans une ambiance des grands soirs qui rappelle une époque où évoluait encore un certain Diego Maradona. Galvanisé par un public en fusion, l’équipe italienne s’impose 3-1 grâce à un doublé d’Ezequiel Lavezzi et un but d’Edinson Cavani.

Nous sommes donc à Stamford Bridge pour ce match retour qui oppose le club londonien au SSC Napoli pour ce qui sera le réel point de départ d’un succès historique sur la scène continentale. Larguée en championnat et condamnée à l’exploit, l’équipe qui s’imposait péniblement face à domicile face à Stoke City s’avançait face à une formation napolitaine sûre d’elle, et sur une dynamique de cinq victoires consécutives en championnat dont un score large 6-3 contre Cagliari. À noter que Chelsea était sur une série de cinq matches sans victoires à l’extérieur dans la compétition continentale reine, et qui s’est séparé de son coach André Villas-Boãs au profit de son adjoint Roberto Di Matteo.

Frank Lampard auteur du troisième but, synonyme de prolongations lors de Chelsea 4-1 Naples en 1/8 de C1 2012

Ça commence de la meilleure des manières pour le club londonien. Une grosse intensité avec et sans ballon, les appels des attaquants tranchants et inspirés dans le dernier geste, malgré un Morgan De Sanctis en grande forme. Outre le gardien Napolitain, les Partenopei ont des ressources notoires sur le plan offensif (Cavani, Lavezzi, Marek Hamšík) et répondent à la pression mise par les Blues. Les locaux ouvrent le score à la 28e minute par l’homme des grands rendez-vous. Bien servi par Ramires auteur d’un centre tendu de la gauche, Didier Drogba ouvre le score d’une tête croisée clinique. Paolo Cannavaro, défenseur central et capitaine du Napoli empêchera Drogba de doubler la mise juste avant la mi-temps. La deuxième période démarre sur les chapeaux de roues. À peine revenu des vestiaires, Chelsea marque un deuxième but signé John Terry et consécutif à un corner frappé par Frank Lampard. Chelsea est virtuellement qualifié. Huit minutes plus tard, Andrea Dossena centre depuis la gauche. John Terry repousse et Gökhan Inler climatise Stamford Bridge d’un somptueux enchaînement amorti poitrine reprise de volée pied droit, ce qui laisse Petr Čech sans voix. Dossena sera par le suite décisif mais pas pour son équipe. Vingt minutes après la réduction de l’écart, il est l’auteur d’une main flagrante dans sa surface. Frank Lampard ne se fera pas prier pour convertir l’occasion. Nous sommes alors à la 75e minute de jeu et le score est de trois buts à un. Un score identique à celui du match aller en faveur des napolitains qui aura pour conséquence de jouer les prolongations. À la 105e, Ramires a encore des jambes pour conserver le ballon coté droit. S’en suit une transmission entre deux joueurs italiens pour Drogba, qui lui même adresse un centre au sol pour le latéral droit Branislav Ivanović, alors en position d’avant-centre pour tenter d’arracher la qualification. Le coup de sifflet final retentit un quart d’heure plus tard pour délivrer des Blues courageux et pleins d’abnégation tout le long des cent-vingt minutes.

La suite des évènements ? C’est un match tendu avec une délivrance dans le temps additionnel au tour suivant contre le Benfica Lisbonne lors du match retour à domicile. C’est aussi cette climatisation légendaire de Ramires puis Fernando Torres au Camp Nou en demi-finale retour. C’est enfin cette tête monstrueuse de Drogba à l’Allianz Arena, face au Bayern Munich, à la 88e minute avant d’inscrire le penalty victorieux lors de la séance de tirs aux buts. Une équipe de papas à la tête dure, aux épaules larges et aux bijoux de famille d’une taille équivalente à leurs exploits acquis au forceps.

Le Real Madrid 2016-2018 : mental hors-pair et froideur assassine

Le Real Madrid de la fin de décennie précédente a marqué les esprits et est entrée tambours battants dans le débat de la meilleure équipe de tous les temps. Un threepeat tant historique qu’exceptionnel qui ne s’est pas déroulé sans mal, notamment lors de l’édition 2017-2018 de la C1 qui l’ a souvent vu être au bord du précipice. Mais ce même précipice n’a jamais été sollicité par les hommes de Zizou, la faute à (ou plutôt grâce à) un mental énorme, une sérénité de tous les instants et un froid réalisme des titulaires comme des remplaçants dans les matches couperets.

Le point de départ de cette page d’histoire ? La remontada de la Casa Blanca en 2016 contre le VfL Wolfsburg dans le cadre du quart de final retour de ligue des champions 2016. Après une déroute totale en Allemagne sur le score de 2-0, Santiago Bernabéu attendait le miracle. L’atmosphère du stade espagnol est fantastique, l’équipe était prête à en découdre et était en synergie totale avec son public. Le théâtre de l’exploit nous a renvoyés à l’époque des remontadas dans les années 1980. L’esprit de Juanito, l’iconique numéro 7 du Real Madrid, s’est emparé de Santiago Bernabéu. Avant de réaliser à plusieurs reprises les remontadas dans les années 1980, ce dernier prévenait ses adversaires en déclarant : « nonante minutes à Bernabéu, c’est long, très long ».

Cristiano Ronaldo, auteur d’un triplé dans la remontada du Real Madrid contre Wolfsburg en 2016

En l’occurrence, les loups allemands ont complètement cédés sous la pression du Real Madrid lors des nonantes minutes du match retour. Le Real Madrid refait son retard du match aller grâce à un doublé express de Cristiano Ronaldo. Un but du pied droit létal à la seizième minute suivi d’une tête rageuse à la dix-septième minute. Le club merengue mène alors une pression énorme et n’est pas loin de se faire surprendre sur le peu d’incursions allemandes dans leur camp. À la 70e minute, Cristiano Ronaldo frappe encore, cette fois-ci sur coup-franc et qualifie le Real Madrid pour les demi-finales de la ligue des champions. La fin de match était irrespirable, les loups se faisant plus insistants, sachant qu’un but de leur part les aurait qualifiés. Le Real Madrid était donc dans une configuration de défense à tout prix, onze hommes qui ont préservé leur qualification miraculeuse coûte que coûte.

Une équipe s’est révélé ce soir-là, une sérénité insufflé par Zidane s’est installée, un bastion déjà quasiment imprenable s’est retrouvé totalement imperméable à la pression et aux puissances offensives du continent les soirs de coupe d’Europe. Le Real Madrid ne s’est plus seulement résumé à ses stars ou ses capacités offensives, il s’est aussi découvert une capacité à souffrir et un sang-froid à toutes épreuves. La suite appartient à l’histoire.

Liverpool 2019 : « Mentality Giants »

Le tenant du titre est assurément auteur d’une campagne des plus épiques. Sur l’autel des plus grands, Liverpool 2019 peut entrer dans le débat des plus grands, déjà de part ses exploits, mais également par sa furieuse ressemblance sur certains points avec le Real Madrid de Zidane auquel il a succédé. Depuis le début de ce papier je vous présente les matches « tournants » qui ont permis d’asseoir la légende des vainqueurs cités. Et forcément lorsque l’on parle de Liverpool en 2019, on pense à ce comeback de la par des Reds en demi-finale retour contre le FC Barcelone. Mais si je vous disais que malgré la renommée mondiale et iconique du corner de Trent Alexander-Arnold, ou encore les doublés de Divock Origi et l’entrant Georginio Wijnaldum, le tournant n’est pas cette demi-finale de légende ? Le réel tournant de l’épopée scouse n’est même pas dans la phase à élimination directe, mais bel et bien en phase de poules de la précédente édition de ligue des champions. Le point de départ de toute l’œuvre européenne récente de Liverpool est le dernier match de poules de l’édition 2018-2019.

Liverpool reçoit Naples dans ce qui représente littéralement le match de la mort. En cas de match nul ou de défaite, Liverpool sera reversé en Ligue Europa (C3). Dans un jeu de chaises musicales, qui a vu le Paris Saint-Germain prendre un avantage sur les deux concurrents en vue d’une qualification en huitième de finale de C1 au match précédent à ses dépens, Liverpool est au bord du précipice. Les Reds doivent soit gagner un but à zéro, soit s’imposer par deux buts d’écart dans le cas où les italiens arriveraient à marquer. Pour rappel, l’équipe de la Mersey s’était inclinée à la 90e minute en Italie sur une réalisation de Lorenzo Insigne, d’où cet impératif de score complexe.

Alisson Becker, ici entrain de signer l’arrêt décisif à la 90ème minute qui a qualifié Liverpool en 1/8 de finale de C1

Le match démarre et Liverpool, d’entrée, met une grosse pression au bloc napolitain. Naples résiste plutôt bien aux vagues anglaises grâce à son roc défensif Kalidou Koulibaly, dont l’aisance sur jeu long permet de lancer en profondeur Dries Mertens et Lorenzo Insigne. Dries Mertens se fera très discret sur le terrain malgré ses déclarations d’avant match qui se voulaient offensives, la faute à un tacle à la limite du rouge de Virgil Van Dijk. Le pressing haut de Liverpool est payant à la 34e minute. Sur un service de James Milner, Mohamed Salah réussi à se défaire du marquage très serré de Koulibaly et à tromper le gardien napolitain d’un tir du pied droit. Liverpool continue ensuite à asphyxier le bloc italien jusqu’à la mi-temps. La seconde mi-temps sera moins sereine que la première. Liverpool laisse Naples développer son jeu en voulant jouer en contre, ce qui offrira des situations chaudes pour les Partenopei, à mesure que les secondes s’égrainent. Malgré cela, les Reds auront plusieurs situations chaudes grâce à Mohamed Salah et Sadio Mané (auteur de deux loupés ce soir-là). David Ospina, gardien de Naples est énormément sollicité. Tout cela est bien beau, mais l’homme de cette ligue des champions aussi décisif contre Naples qu’en finale n’est ni Roberto Firmino ni Sadio Mané, Mohamed Salah ou encore Virgil Van Dijk mais bien Alisson Becker, le gardien de Liverpool. À la 90e minute, alors qu’Arkadiusz Milik réussi a contrôler un long ballon, il se retrouve en position idéale face au gardien de Liverpool. Alisson sortira sur le porteur du ballon et sauvera d’un arrêt réflexe in-extremis le club anglais.

Ce match, cette qualification, ce scénario, tous ces éléments sont la base de ce Liverpool qui mêle force mentale énorme, patience et certitudes. Cette équipe ne doute jamais, et même lorsqu’elle semble abordable, voire à la limite du K.O, elle finit par s’imposer. Comme l’a déclaré Klopp après le comeback contre Barcelone, ce sont des géants mentalement. Nul doute que Liverpool sera un candidat sérieux à sa propre succession en C1 qui commence ce soir.

Les équipes de légendes se sont construites dans la douleurs, et parfois dans les désillusions et les défaites. En un sens, le football est à l’image de la vie : c’est une question de cycles certes, mais plus encore, c’est dans les moments durs que les moments de grandeur et les éléments pour y parvenir se forment.

Abdou lad

Un commentaire sur “La Ligue des Champions – Autel des monstres mentaux

  1. Article très intéressant, qui montre bien que la C1 est une compétition qui se gagne plus par le mental que par l’argent ! Le PSG devrait en prendre de la graine… En parlant de Paris, n’hésitez pas à lire l’article que nous avons réalisé sur notre blog à propos du match de mardi dernier : https://doublebreak7.wordpress.com/2020/02/20/tout-change-rien-ne-change/
    D’ailleurs, j’ai navigué un peu sur le votre, et c’est du très bon travail, vraiment ! Les articles sont originaux, parlent de foot mais pas que, un peu dans la veine SoFoot. En particulier article « Le Clasico : une opposition historique politique et sportive », qui m’a vraiment fait penser à un article qui pourrait être publié dans le mensuel.
    Bonne soirée, bisous, et vive le foot

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